LETTRE DE LA PRESIDENTE
Catherine R. Montfort
Santa Clara University
Nous voici au milieu du mois d'août avec la rentrée qui s'approche à grands
pas. Raconter WIF depuis le début de ma présidence en janvier est une assez
longue histoire, mais je tiens tout d'abord à remercier Colette Trout de son
aide et de ses conseils pendant ces mois d'apprentissage. Réalisez-vous, par
exemple, qu'il faut, tout de suite après le MLA et dès le retour dans nos pénates
pour le 31 décembre, s'occuper d'envoyer les sujets du prochain MLA à
Washington avant le 4 janvier suivant? Grâce à Colette, ceci a été fait à
temps.
Avant de passer aux affaires de WIF, je voudrais mentionner la lecture d'un
livre sur l'origine littéraire des contes de fées qui m'a fort intéressée ce
printemps et qui intéressera, j'en suis sûre, certain(e)s de nos membres. En
effet, les contes de fées font souvent l'objet de nos cours, que ce soit pour
agrémenter un cours de langue, un cours de littérature général ou encore un
cours de "gender studies." Il s'agit du livre édité par Nancy Canepa,
Out of the Woods: The Origins of the Literary Fairy Tale in Italy and France,
Wayne State University Press, 1997. Deux essais sont centrés sur les femmes:
celui d'Elizabeth Harris souligne le fait que seuls les contes écrits par des
hommes ont été inclus dans le canon, alors que la majorité des contes écrits
aux 17ème et 18ème siècles ont été écrits par des femmes. Harris conclut
en demandant la révision du canon. Quant à l'essai d'Adrienne Zuerner, il
montre que d'Aulnoy, par le fait qu'elle habille ses héroïnes en hommes, lance
un défi aux normes de la bienséance féminine et envisionne ainsi une sphère
plus large d'activités et d'entreprises pour les femmes. L'auteur souligne
aussi le côté subversif de d'Aulnoy lorsqu'elle attaque le roi en dépit du
fait qu'il ait été à l'époque le représentant de l'idéal masculin.
Pour les amateurs de cinéma, j’aimerais partager avec vous ma découverte cet
été à Paris d’une librairie spécialisée en cinéma: Ciné Reflet, 14 rue
Serpente, 75006.
Quant aux affaires de WIF, elles continuent à prospérer. Que de choses à
mentionner! Il me faut commencer par la première Conférence Internationale
WIF. Cette conférence organisée par Dana Strand et Joëlle Vitiello, en
avril, à Carleton et Macalester Colleges, est vraiment symbolique des progrès
accomplis par WIF depuis ses débuts. Après l'ouverture du Colloque le 6 au
soir avec Annabelle Rea, Colette Trout, Ginette Adamson et moi-même, il y a eu
pendant deux jours non seulement vingt-trois sessions avec une multitude de présentations
de haut niveau sur des sujets variés par des participant(e)s venu(e)s des
Etats-Unis, de France, du Canada, d'Australie, etc, mais aussi, selon la
tradition inaugurée par Ginette Adamson à Wichita, la participation d'écrivaines
ou de chercheuses de valeur, telles Marie-Jo Bonnet, Fatima Gallaire, Madeleine
Monette et Françoise Lionnet. (Voir le compte rendu.)
WIF a été aussi représenté au congrès du CIEF (Conseil International
d’Etudes Francophones) en mai grâce aux bons soins d’Annabelle Rea. Le
sujet était “La femme devant la justice dans la littérature et/ou le cinéma
francophone, “ avec comme participantes Edith Taieb, Catherine Slawy-Sutton,
Myrna Bell Rochester et Mary Lawrence Test en équipe, et Dana Strand. (Voir le
compte rendu et l'appel de communications pour le prochain colloque à Portland,
Maine, juin 2001.)
Une autre conférence importante, vu le rôle éminent de l'AATF dans son
regroupement d'enseignants à tous les niveaux, a été celle la Conférence
de l'AATF, en juillet, à Paris. WIF y avait deux sessions: 1) "Romans
contemporains: Les Femmes parlent," avec comme présentatrices Seda
Chavdarian, Lori Saint-Martin et Brigitte Roussel; 2) "Romans et
Films," avec Monique Saigal, Katherine Stephenson et moi-même. Les deux
sessions ont attiré un public attentif et nombreux, en particulier la deuxième
sur le cinéma. Les membres de l'AATF, en majorité enseignants dans le
secondaire, sont toujours friands de pédagogie. En tant qu'animatrice de cette
session, j'ai pu voir les évaluations avant de les donner à l'AATF et il n'y
avait que des 5 (la meilleure note, le barème allant de 0 à 5). Bravo à
toutes les participantes! A continuer l'année prochaine, les membres de WIF étant
bien placés pour contribuer au niveau universitaire. Mais j'aimerais bien
passer le flambeau pour l'organisation de sessions. Qui voudrait s'en charger?
La présence de WIF au CIEF et à l'AATF est importante, mais il me faut aussi
rendre justice à toutes les sessions organisées ou en train de s'organiser par
nos membres aux diverses associations régionales comme la M/MLA, la SCMLA, la
SAMLA, la PAMLA, la RM/MLA, etc. (Voir un nombre d'appels de communications dans
ce Bulletin.) Je leur exprime ma gratitude ainsi qu’à tous ceux et toutes
celles qui donnent leur généreux soutien à WIF, en particulier Adèle King,
Lucy Schwartz, Judy Schaneman, et Sylvie Rockmore.
Dans ma première Lettre de la Présidente, je mentionnais le désir de former
un Advisory Board pour les WIF Studies. Après maints pourparlers,
le Comité de Rédaction s'est finalement mis d'accord sur le rôle de ce Comité
et sur les chercheurs et chercheuses à contacter. Je suis heureuse de vous
annoncer que, au moment où j'écris cette lettre, nous avons l'accord de Domna
Stanton (University of Michigan), de Gita May (Columbia University), de
Christine Delphy (I.R.E.S.C.O., Paris), et de Toril Moi (Duke University). Reste
à en choisir encore quelques-un(e)s pour
représenter le 16ème, le 19ème, la Francophonie, etc. Mais Chi va piano va
sano. A propos des WIF Studies, il me faut aussi signaler que Frédérique
Chevillot a accepté de remplacer Adèle King dans son rôle de rédactrice
pendant que cette dernière jouit d'une année sabbatique bien méritée. Merci
Frédérique!
Un autre sujet de joie est la création d'un nouveau site WEB. Je tiens
ici à remercier Kathryn Murphy-Judy pour ses efforts de pionnière en la matière,
car elle a en effet créé le premier site WIF. Le nouveau site créé par Valérie
Lastinger est excellent et d'usage facile. Valérie, de plus, le remet à jour
constamment, un aspect essentiel. Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas
à la contacter. Merci Valérie! (Voir sa note plus bas.)
Puisque nous parlons technique, il me faut aussi signaler que depuis le mois de
janvier Sara Borella est la gestionnaire de la liste de discussion WIF.
Je voudrais à l'occasion de cette lettre mentionner deux points importants pour
le bon fonctionnement de cette liste: 1) lorsque vous avez un message personnel
comme un changement d'adresse électronique, ou un changement dû à un congé
sabbatique, ou le désir de ne plus être sur la liste, etc., adressez-vous à
Sara directement. Voici son adresse: steiners@pacificu.edu.
N'utilisez l'adresse de la liste WIF que pour les messages d'intérêt général:
WIF@nellie.pacificu.edu; 2) lorsqu'il y a
un problème technique–qui cause une accumulation de messages--n'écrivez pas
à toute la liste pour manifester votre mécontentement. Vous ne faites
qu'aggraver le problème! Ecrivez à la gestionnaire Sara, ou encore mieux, ne
faites rien, faites-lui confiance, éliminer les messages en bloc, et attendez
patiemment que le problème soit résolu. En tant que première gestionnaire de
la liste, je peux affirmer que depuis ses débuts, il n'y a eu que deux problèmes
techniques en tout. Si l'on considère le nombre considérable de messages envoyés
chaque année, ces accrocs sont vraiment minimes. La technologie est vraiment à
notre service, mais de temps en temps, quand elle craque, sachons être
patient(e)s et remercions le ciel d'avoir des bénévoles qui veulent bien faire
le travail.
Autres changements à signaler: Christine
Lac a pris la relève de Julia DePree en tant que trésorière, je les
remercie toutes deux. Cependant comme vous le verrez dans le formulaire
d'inscription, c'est à Myrna Rochester que vous devez envoyer votre renouvellement
d'inscription à WIF. Maintenir les listes d'une association demande un gros
travail peu glorieux mais c'est un travail indispensable. Myrna, déjà secrétaire,
a accepté cette nouvelle charge et je l’en remercie de tout coeur. Grâce à
son contrôle minutieux de cet été, nous avons maintenant une liste exacte des
membres actifs (proche de 400 membres et non pas de 600 comme je le croyais en
janvier), et des étiquettes d'envoi à jour–point essentiel avant d’envoyer
le WIF Studies et le Bulletin en automne. Myrna va aussi indiquer sur ces
étiquettes la date d'expiration des cotisations, réinstituant ainsi la
pratique de Barbara Klaw d’il y a quelques années. J'espère que cette
addition vous permettra de ne pas oublier de renouveler à temps--et à nous de
ne pas vous envoyer nos publications si vous n'êtes plus membre actif car les
publications coûtent cher. L'idéal de WIF pour lequel nous travaillons si dur
ne peut se réaliser sans une base financière solide. Cette constatation de bon
sens explique aussi pourquoi après moult délibérations, le Comité Exécutif
a voté d’augmenter les tarifs très bas de WIF jusqu'à présent (Voir
formulaire d'inscription). Même maintenant, nos tarifs sont très raisonnables
si l'on compare avec d'autres associations de notre envergure. Merci de votre
compréhension en la matière. Nous n'avons aucune intention de changer les
tarifs dans un avenir proche, rassurez-vous!
Vous trouverez dans ce numéro 1) des propositions de sessions pour le MLA
2001 sur lesquelles nous vous demandons de voter par correspondance avant le
15 décembre, 2) le nom des candidates pour les postes de représentantes régionales
(Mid-Atlantic, New England and Eastern Canada, and New York State) pour
lesquelles il vous faut aussi voter si vous habitez dans les régions mentionnées.
Vous trouverez aussi les détails concernant nos deux sessions pour le MLA
2000 à Washington. Retenez la date du 28 décembre pour notre Assemblée
Générale/réception de 17 à 19 heures, à Anna Maria's, 1737 Connecticut
Avenue. Venez-y nombreux. Envoyez-moi également vos suggestions pour l'ordre du
jour.
Finalement, vous trouverez deux Bibliographies. sur Les Ecrivaines
algériennes francophones et Les Ecrivaines issues de l'immigration maghrébine.
Je tiens à remercier Yolande Helm, Susan Ireland et Frédérique Chevillot de
nous donner la possibilité d'approfondir nos connaissances sur ces riches
sujets. A propos de Bibliographies, n'oubliez pas le projet de publication d'un
volume spécial d'Essais bibliographiques. (Voir l'annonce ci-dessous. Vous y
remarquerez l'extension de la date limite.)
En conclusion. WIF est toujours en pleine expansion, et nous comptons toujours
sur vous pour 1) préparer des bibliographies annotées, 2) envoyer des comptes
rendus de colloques pour le Bulletin, 3) faire de la publicité pour WIF et les WIF
Studies quand vous allez à des colloques, 4) continuer à organiser des
sessions WIF dans les différentes associations, 5) proposer votre université
pour la prochaine conférence WIF, 6) encourager vos étudiant(e)s à participer
au WIF Undergraduate et Graduate Essay Prizes.
Dernier détail pratique: envoyez votre cotisation 2001 dès la réception
de ce Bulletin. N'attendez même pas le 1er janvier. Ainsi vous n'oublierez pas,
et nous n'aurons pas à vous envoyer des lettres de rappel coûteuses. Nous
acceptons aussi vos dons (WIF est une organisarion à but non lucratif). Merci!
Je vous souhaite un excellent semestre/trimestre d'automne et de chaudes
retrouvailles à Washington.
Catherine