LETTRE DE LA PRESIDENTE
Catherine R. Montfort
Santa Clara University

  Yvette Roudy, “the most feminist woman to have ever served in the French Cabinet” selon Samia Spencer (membre de notre Comité de Rédaction), vous est certainement connue, et c’est avec plaisir que je vous annonce sa tournée universitaire aux Etats-Unis cet automne. Elle s’arrêtera, entre autres, à Auburn University, Alabama (chez Samia), à Santa Clara, Californie (chez moi), et en fin de périple, à West Virginia University (chez Valérie Lastinger). Elle sera aussi la conférencière de marque au congrès annuel de la PAMLA dont je m’occupe en tant que Vice-Présidente de cette association. (Ce congrès se tiendra à l’Université de Washington à Bellingham du 8 au 10 novembre. Nous y aurons aussi 10 sessions WIF!!). Ceci me paraît extrêmement positif, mais je ne peux néanmoins m’empêcher, à la veille de l’anniversaire des événements tragiques du 11 septembre dernier, de comparer la carrière éblouissante de Roudy -- Députée au Parlement européen, Ministre des Droits de la Femme sous la Présidence de François Mitterrand, Députée de l’Assemblée Nationale, auteure de cinq livres et de traductions de renom dont La Femme mystique de Betty Friedan et les Mémoires d’Eleanor Roosevelt -- au sort des femmes qui vivent dans des pays où l’interprétation radicale de la loi islamique (la charia) a comme conséquence la subordination et l’exclusion des femmes. Comme le signale un article du 22 août 2002 de LaShawn R. Jefferson dans le Wall Street Journal, la catastrophe du 11 septembre 2001 a mis le sujet du terrorisme tellement au premier plan qu’elle a fait quelque peu oublier la condition précaire des femmes dans les pays impliqués: femmes tuées à coups de pierre en cas d’adultère, jeunes filles mises en danger parce que, en cas de feu, elles doivent suivre le code rigide de la façon de se vêtir en public avant de pouvoir s’échapper, femmes dont le témoignage en cour ne compte qu’à moitié de celui des hommes, femmes violées qui ne peuvent se défendre à moins d’avoir le témoignage de quatre hommes musulmans, etc. Que la visite d’Yvette Roudy, qui a tant fait pour la parité des femmes en France, nous fasse réfléchir sur la condition féminine dans le monde entier et nous fasse apprécier la chance que nous avons de vivre dans des pays libres.

Après ce détour sur les femmes en général, j’en arrive aux affaires de WIF. Nous avons au moment où je vous écris 406 membres, presque tous inscrits sur la liste électronique générale et 135 membres inscrits sur la liste pédagogique. Vous aurez vu qu’après de nombreux pourparlers et le vote des membres canadiens, le Comité exécutif a décidé que ces derniers paieraient leurs cotisations en dollars américains, ceci pour faciliter la tache de notre trésorière et aussi pour diminuer les frais de banque que ces chèques occasionnaient. Nous espérons cependant garder nos membres canadiens dont la participation est si stimulante. En effet, ce sont les membres de WIF qui font la force de l’association, et c’est avec un grand plaisir que j’ai vu un nombre important de volontaires me contacter cet été quand j’ai lancé un appel pour le poste de Rédacteur/trice des comptes-rendus des WIF Studies. Je suis ravie d’annoncer que Miléna Santoro (Georgetown University) a accepté de prendre la relève de Valérie Lastinger. Contactez-la pour les comptes-rendus du volume de 2003 (santorom@georgetown.edu ). Je remercie Judith Sarnecki qui a accepté de s’occuper dans l’intérim des comptes-rendus pour le volume 10 de 2002. Finalement, je remercie aussi Valérie d’avoir rempli les charges de ce poste jusqu’à maintenant en plus de ses activités pour WIF (le site web en particulier) et pour l’AATF.

Sur le chapitre des remerciements, il me faut aussi inclure les deux membres de WIF qui se sont portés volontaires pour prendre la relève de Mary Rice-Defosse, notre nouvelle vice-présidente, dans l’établissement de l’Annuaire qui est régulièrement mis à jour et publié sur notre site. Un grand merci donc à Roseanna Dufault et à Karen Woodward, et naturellement à Mary pour un travail énorme accompli  toute seule. Bravo aussi pour son élection à la vice-présidence!

J’espère que lorsque vous recevrez ce Bulletin, vous aurez tous et toutes reçu le volume de Bibliographies critiques, French and Francophone Women, 16th to 21st centuries: Essays on Literature, Culture and Society with Biographical and Media Resources, édité par Marie-Christine Koop et moi-même. Vous jugerez du résultat, mais j’ai le plaisir de partager avec vous une excellente nouvelle pour le budget WIF. Tous les frais de publication du volume, $4560.15, ont été couverts par mon université. Si l’on ajoute à cet énorme montant, les diverses sommes amassées par Marie-Christine et moi-même au cours des deux dernières années, $2533.22 (donc en tout $7093.37), je ne peux que me réjouir de voir les coffres de WIF en si bonne posture en dépit du climat économique sur la défensive. Et comme promis, le volume vous parviendra gratuitement.

Je suis ravie de vous annoncer que Laurence Porter a accepté de faire partie du Comité de Conseil de WIF Studies. Laurence Porter est Professeur de littérature française, francophone et comparée à la Michigan State University. Il a publié une douzaine de livres et une centaine d'articles et de chapitres. A l’heure actuelle, il se consacre à un livre sur l’art des auteures de Sappho jusqu’à nos jours. Vous aurez le plaisir de le lire bientôt car il a participé au volume de Bibliographies critiques mentionné plus haut.

Vous trouverez dans ce numéro du bulletin un certain nombre de rubriques importantes:

1) le détail du 2ème Congrès WIF qui se tiendra le 24-26 avril à l’Université de la Louisiane à Lafayette, sous la houlette de Bénédicte Mauguière. N’oubliez pas d’envoyer vos sujets avant le 8 janvier 2003 aux trois membres du Comité en charge du programme: Annabelle Rea, Mary Rice-Defosse et Cathy Yandell.

2) une liste de propositions de sessions pour le MLA 2003 à San Diego. Nous vous demandons de VOTER par correspondance/ou courriel avant le 15 décembre. Ces votes sont à envoyer à Lucy Schwartz: schwarlm@buffalostate.edu.  Votez pour autant de sessions qui vous plaisent. Les 2 sessions avec le plus de votes seront sélectionnées.

3) le nom des candidates pour les postes de représentantes régionales (Mid-Atlantic, New England/Eastern Canada, New York State).  Représentantes régionales, ai-je écrit, tout en souhaitant voir dans l’avenir des volontaires parmi nos membres masculins. Là, il ne faut VOTER que si vous appartenez à la région en question. (Voir la rubrique Nominating Committee).

4) le détail de nos deux sessions au MLA 2002 à New York. Retenez la date du 28 décembre pour l’Assemblée Générale/Cashbar – de 17 à 19 heures comme d’habitude-- au Playwright Tavern and Restaurant, 202 W 49th Street, NY 10019, téléphone (212) 262-9263. Merci à Cheryl Morgan d’avoir déniché cet endroit pour nous réunir en dehors du MLA.

5) divers comptes-rendus de conférences ou sessions WIF: CIEF, George Sand, etc. Je vous encourage à en rédiger et à nous en envoyer pour les bulletins futurs. En effet, ils présentent un grand intérêt dans l’immédiat, mais ils sont aussi de la plus grande utilité, les bulletins constituant les archives de l’association.

5) finalement vous trouverez la Bibliographie critique de Karen Bouwer sur les “Poètes femmes d’Afrique Centrale.” Merci Karen!

  Enfin, comme toujours, n’oubliez pas de payer votre cotisation pour l’année 2003 (la cotisation  va du 1er janvier au 31 décembre). N’oubliez pas non plus de recruter de nouveaux membres. Marie-Christine Koop vous a envoyé par courriel la description de WIF et un formulaire d’inscription à distribuer dans les colloques (qui se trouvent aussi, téléchargeables, sur notre site web à www.as.wvu.edu/wif), et dans le même but, vous pouvez toujours demander des bulletins à Marianne Golding ( ou des WIF Studies à Frédérique Chevillot (fchevill@du.edu).

Je vous rappelle aussi que vos dons sont les bienvenus. Merci!

Amicalement à tous et à toutes! Et à bientôt a New York!

  Catherine